L’art public au service de la conception des stations du TLR
Ottawa se lance dans ce que l'on peut soutenir comme étant le projet le plus vaste et le plus important de son histoire. Le nouveau réseau de train léger sur rail comprendra 13 stations de train léger nouvelles ou modernisées le long d’un chemin de 12,5 km de long entre la sation Pré Tunney et la station Blair.
Globalement, la construction de nouveaux réseaux de train léger sur rail a donné lieu à une série d’importants projets d’infrastructure entraînant la rénovation du paysage urbain et de ses emplacements publics, notamment la commande d’œuvres d’art publiques. En combinant la visibilité et l’accessibilité du réseau de transport en commun de la ville à la créativité des ressources artistiques d’Ottawa, le programme permet à des œuvres d’art conçues avec la contribution de communautés voisines d’être exposées en permanence au public.
L’évolution visant à l’intégration de l’art et de l’architecture dans les réseaux de transport en commun existants et futurs est devenue de plus en plus populaire au cours des années 90 et ne cesse de croître depuis. Toutefois, de nombreuses régies de transport public trouvent que le processus qui n’avait pour origine qu’un simple intérêt pour l'amélioration de l'esthétique des transports en commun a également apporté des avantages supplémentaires inattendus comme, par exemple, de meilleures conditions de transport pour les passagers, une amélioration des relations communautaires et une réduction du vandalisme.
Les réseaux de train léger sur rail (TLR) qui, dans le monde, sont des réussites, intègrent l’art public dans leur conception en tant que célébration de l’expression culturelle. Faites une recherche d’images sur Internet portant sur les stations de métro dans des villes comme Los Angeles, Stockholm, Montréal ou Tokyo. Les œuvres d’art sont intégrées dans les stations aussi bien que le long des lignes, chaque œuvre d'art reflétant son environnement en restant toutefois un élément reconnaissable d'une famille d’œuvres et d’ouvrages.
Pour le projet de train léger sur rail, l’art public est envisagé dès la conception préliminaire des stations et, pour cette raison, joue un rôle déterminant dans l’aspect et le ressenti de ces emplacements publics importants.
Outre les œuvres d’art autonomes, les œuvres d’art public pourraient être intégrées aux éléments architecturaux de la conception des stations et être exposées dans des endroits stratégiques le long des passages ou des « voies » du réseau de TLR. Certaines stations pourraient représenter un thème reconnaissable ressortant de la combinaison de l’art public et de la création architecturale.
La phase de création des stations du projet est actuellement en cours. La conception des stations ainsi que l’art public s’inscriront dans le cadre d’un processus d'examen public lors des prises de décision majeures. Des séances « portes ouvertes » ainsi que d’autres occasions offertes au public pour examiner les créations et faire des commentaires feront l'objet d'annonces sur le site Web du projet, ottawalightrail.ca, une fois que les dates auront été fixées.
Réseau de Moscou
Ouvert en 1935, il est bien connu pour les ornements de beaucoup de ses stations qui contiennent de nombreux exemples de l’art réaliste socialiste.
Au total, le métro de Moscou a une longueur de 298,8 km (185,7 mi), 12 lignes et 180 stations; chaque jour de la semaine et en temps normal, il transporte plus de sept millions de passagers.
Le réseau est exploité selon un système de distribution en étoile amélioré, la plupart des lignes reliant le centre de Moscou à ses banlieues. La ligne Koltsevaya forme un anneau périphérique reliant les branches de l’étoile et facilitant les mouvements des passagers entre les tronçons extérieurs des lignes sans avoir à se rendre dans le centre-ville même.
Sur toutes les lignes, les voyageurs peuvent déterminer la direction du train en se référant au sexe de la personne faisant les annonces : sur la ligne circulaire périphérique, une voix masculine indique les trajets dans le sens des aiguilles d’une montre, et une voix féminine les trajets en sens contraire des aiguilles d’une montre. Sur les lignes radiales, les voyageurs se dirigeant vers le centre de Moscou entendront une voix masculine faire les annonces et les voyageurs s’éloignant du centre-ville entendront une voix féminine faire les annonces.
Informations et photos avec l’aimable autorisation du Métro de Moscou http://engl.mosmetro.ru/.
Réseau de Stockholm
La décision de construire un métro a été prise en 1941. Les années suivantes, certaines lignes ont été construites conformément à des normes similaires à celles s’appliquant au métro mais en y faisant circuler des tramways. Le premier tronçon du métro a été ouvert en 1950, une ligne de tramway souterraine datant de 1933 ayant été reconvertie aux normes du métro. Cette ligne allait vers le sud de Slussen à Hökarängen. Les années suivantes, deux nouvelles lignes assurant le prolongement du réseau depuis Slussen (en passant par Gullmarsplan, puis Johanneshov) avaient été ouvertes. En 1952, un second réseau reliant Hötorget aux banlieues ouest avait été ouvert. En 1957, les deux tronçons avaient été reliés en desservant la Gare Centrale et la Vieille Ville pour former la ligne verte. La ligne rouge avait été ouverte en 1964, deux lignes allant du nord-est au sud-ouest en passant par le centre-ville. Le troisième et dernier réseau, la ligne bleue, avait été ouvert en 1975, deux lignes se dirigeant vers le nord-ouest depuis le centre-ville. La dernière structure ajoutée à l’ensemble du réseau, la station de Skarpnäck, avait été ouverte en 1994.
Le métro de Stockholm est bien connu pour la décoration de ses stations; on l’a surnommé « la plus longue galerie d’art du monde».[2] Ce qui n’est pas entièrement vrai dans la mesure où d’autres métros, et plus particulièrement celui de Moscou, ont davantage de stations agrémentées d’œuvres d’art. Mais il est difficile d'ignorer les revendications de Stockholm. L’intégration précoce de l’art public a assuré le cachet unique et la renommée mondiale de ce réseau de transport en commun. Dans plusieurs stations (spécialement celles de la ligne bleue), le soubassement rocheux a été laissé tel quel, à l’état brut et sans finitions, comme élément de décoration. À Rissne, une fresque informative décrivant l’histoire des civilisations du monde a été peinte de chaque côté du quai.
Photos avec l’aimable autorisation du site http://www.sl.se/Upload/eng_text/uploads/Art-MetroENG_webb.pdf.
Informations avec l’aimable autorisation des Transports publics de Stockholm (SL) http://www.sl.se/Templates/SubStart.aspx?id=1906
Métro de Montréal
Le métro, exploité par la Société de transport de Montréal (STM), a été inauguré le 14 octobre 1966 pendant le mandat du maire Jean Drapeau. Comprenant à l’origine 26 stations réparties sur trois lignes séparées, le métro intègre maintenant 68 stations sur quatre lignes totalisant 71 km (44,12 mi) de longueur et desservant le nord, l’est et le centre de l’île de Montréal avec des correspondances pour Longueuil, en prenant la ligne jaune, et Laval, en empruntant la ligne orange.
Le réseau du métro est actuellement le plus long réseau métropolitain du Canada et le plus actif au chapitre du nombre de passagers transportés quotidiennement, 989 000 passagers ayant en moyenne emprunté ses lignes chaque jour de la semaine en 2009 .[2] En 2008, 291,6 millions de voyageurs (non compris les correspondances) ont utilisé le métro.[3]
Le métro de Montréal s’est inspiré du métro de Paris[5] et, à son tour, il a servi de modèle au métro de Lyon et au métro de Marseille ainsi qu’au métro de Mexico, tous construits quelques années plus tard et partageant tous le même concept de wagons sur pneus ainsi que le même style architectural que les stations du métro de Montréal.
Dans les premières années d’existence du métro de Montréal, un mode unique de publicité a été utilisé. Dans certains tunnels du centre-ville, des dessins animés décrivant le produit d'un annonceur s’inscrivaient sur les murs du tunnel à hauteur des fenêtres des rames. Un dispositif de traitement de film grand public appelé Direct Film a fait l’objet de publicité sur le mur nord du tunnel Atwater-Guy (aujourd’hui Guy-Concordia) (ligne verte) de 1967 à 1969. Un éclairage stroboscopique, concentré sur les images du dessin animé et déclenché par le passage du train, illuminait de façon séquentielle les images de telle sorte que pour le spectateur (le passager) dans le train, elles donnaient l’apparence d’un film. [2] Aujourd’hui connu sous le nom de « cinéma tunnel » ou « publicité tunnel », ce système a été installé dans les métros de nombreuses villes du monde entier,[19] comme la station de métro de Southgate à Londres, la ligne rouge du MBTA de Boston, le MARTA à Atlanta, le métro de Washington DC, la station Montgomery du Bay Area Rapid Transit ainsi que la ligne nord-sud du Mass Rapid Transit de Singapour.[20]
Informations et photos avec l’aimable autorisation de la Société de transport en commun de Montréal (STM) http://www.stm.info/English/a-somm.htm.
TTC
Un arrêt en direction du nord, la mosaïque de verre de couleur de James Sutherland, « Un été à Spadina au rythme des quatre saisons » -- sans doute l’œuvre la plus remarquée du métro -- décore les murs de la station Dupont. Deux énormes mosaïques représentant la section transversale d’une fleur se font face sur le quai et plusieurs autres fleurs sont alignées le long des murs au niveau de la mezzanine, rappelant de vieilles illustrations de botanique et faisant allusion à Georgia O'Keeffe. à l’extérieur de la station, Ron Baird a dessiné les portes d’entrée monumentales aux motifs circulaires croisés du poste électrique Dupont St. du TTC.

L’entrée nord de Lawrence West héberge « Spacing ... Aerial Highways », un mur peint par Claude Breeze et au niveau de la mezzanine de la station Wilson se trouve « Canyons » par Ted Bieler, un relief escarpé en aluminium ayant un bel aspect géologique. Bieler enseigne à l’Université d’York (comme Breeze) et il expose un certain nombre de sculptures dans la ville, notamment au coin de Front et d'University et dans l'immeuble des sciences médicales de l'Université de Toronto.

Informations avec l'aimable autorisation de Toronto Transit Commission.